Une nouvelle saison

Publié le par Drôle de mine

 Bientôt les voyages et du muguet, une saison de bonheur, enfin on peut le souhaiter... Le soleil de ces derniers jours a fait le malin au dessus de ma tête, et mes cheveux dans le vent se sont parfois emmêlés. Pourtant la pluie continue de tomber en alternance. La mort d’Orwellou, le plus beau chien du monde et merveilleux compagnon de Bertrand, m’a rappelée à nos propres départs si brusques et si violents pour nos cœurs tellement fragiles. On s’en vient et l’on s’en va aussi léger qu’une plume sans comprendre vraiment grand chose. Je déteste l’hiver et ses camions de grisaille qui m’empêchent d’apercevoir un coin de ciel bleu. Mais viendra le temps, où ces mauvaises saisons me paraîtront une époque où j’étais belle, où j’avais l’avenir devant moi et où je m’écorchais le regard inutilement. Le problème avec la solitude c’est qu’on aura personne pour se souvenir de nous, personne avec qui rire du passé et pour partager les anecdotes coquines ou non. Etre célibataire, c’est aussi se demander pourquoi on n’a pas quelqu’un qui nous aime suffisamment pour avoir envie de nous accompagner un moment, de rester à nos côtés, quelqu’un qui ne puisse pas se passer de notre peau comme de nos grains de folies. Et inversement. Dans ces cas là, on se dit que c’est mal fait puis on s’y fait. On grandit seul, peut-être même que l’on vieillit plus vite. On balaye la poussière devant sa porte plus souvent. Bien sûr, il ne suffit pas d’être deux pour être heureux mais ça aide. Et que ceux qui sont en couple ne s’avisent pas de dire le contraire ! lol. Aujourd'hui être seule ne m'attriste pas que tout le monde se rassure. J'ai l'esprit ailleurs...

Publié dans Drôle de mine

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thomas 24/03/2006 22:21

Moi aussi, je déménage. Mais c'est pour me rapprocher de toi, Mademoiselle.
Alors, la vie est presque belle. Non?
En marchant tout, tout, tout le long de West 14th Street jusqu'à Broadway, mardi soir, après mon check-in à l'hôtel, j'ai (re)découvert cette confondante sensation qu'est la liberté de n'attendre et de n'être attendu par personne. N'avoir plus aucun repère. Regarder vraiment les visages qui passent, y faire vraiment attention. Leur sourire, éventuellement. En retour de leurs sourires.
Etre une particule dans la foule, oui. Mais une particule élémentaire.
Gros bisous ma "dancing queen".
Je ne serai plus très loin à l'avenir.
 

Le pÚlerin vagabond 24/03/2006 11:12

Bonjour,Ma souris à décidé de partir vagabonder sur over-blog.  J'y fait d'excellentes découvertes.   A bientôt !
Le pèlerin vagabond

bernadette 23/03/2006 20:24

le principal c de rester disponible avec tes antennes gyroscopiques bien dressées .....

DrÎle de Mine 22/03/2006 22:05

Lol. Cela dit le matraque en ce moment c'est à la mode, malheureusement. 

Nap 22/03/2006 21:01

Bonjour,
"Mais viendra le temps, où ces mauvaises saisons me paraîtront une époque où j’étais belle, où j’avais l’avenir devant moi et où je m’écorchais le regard inutilement."
c'est beau... mais bon... "dans 150 ans... on s'en souviendra pas..."
;o)
bah... désolé... mais à force d'avoir le cerveau détraqué par nos médias matraqueur... ça laisse des séquelles...
@+